Ce que recouvrent les « relais réservés ». Il s'agit de la partie du mécanisme qui reste mobilisable pour le créancier (bailleur ou fournisseur), dans les procédures prévues au contrat, lorsque l'utilisateur est en situation de défaut de paiement. Le montant concerné se calcule à partir du montant à couvrir par mois choisi à la souscription (loyer ou facture de référence) : on parle couramment d'une « unité » égale à ce montant ; la réserve créancier correspond à une à quatre fois cette unité, selon la formule.
Alignement avec les formules en vigueur. Sans disposition particulière, la part réservée au créancier est la suivante (même logique que sur le parcours de souscription) :
- Relais Standard : part réservée = 1 fois le montant à couvrir.
- Relais Essentiel : part réservée = 2 fois le montant à couvrir.
- Relais Confort : part réservée = 3 fois le montant à couvrir.
- Relais Premium : part réservée = 4 fois le montant à couvrir.
À ne pas confondre avec le capital relais total. Chaque formule prévoit aussi une enveloppe globale de relais sur la durée du contrat (coefficients 3, 6, 9 ou 12 fois le montant à couvrir selon la formule) : ce volet couvre l'ensemble du dispositif : réserve créancier + partie dont l'utilisateur peut demander le relais dans les conditions des autres articles. La réserve créancier n'en est qu'une composante, exprimée comme ci-dessus.
Nombre de demandes de relais sur le contrat. Pour le capital relais disponible (hors seule réserve créancier), le contrat prévoit au maximum vingt-quatre (24) demandes sur les trente-six mois, avec une cadence annuelle et des mois de carence — voir l'article 20. Ce plafond de 24 concerne les demandes « classiques » orchestrées par l'utilisateur dans son espace ; les mécanismes spécifiques à la réserve créancier et au déblocage exceptionnel suivent les règles des articles 7 et 11.
Réserve créancier : plafond chaque année. La mobilisation de la réserve au profit du créancier est encadrée sur chaque année du contrat : le montant mobilisable sur ces douze mois-là ne peut pas dépasser deux fois le montant à couvrir défini à la souscription (la même référence mensuelle que sur le parcours de souscription). Ce plafond annuel fonctionne avec la répartition sur trois années sans report d'une année sur l'autre (précisions à l'article 7).
Déblocage exceptionnel à l'initiative de l'utilisateur. Hors procédure créancier, l'utilisateur peut solliciter au maximum une fois par année du contrat un déblocage dérogatoire auprès du service client, sur justificatifs — modalités et contrôles à l'article 7.
Plusieurs créanciers ou plusieurs lignes de facturation. Pour les relais sur le capital disponible, des plafonds par prestation (même créance identifiée) et par mois calendaire limitent ce qui peut être demandé à une même échéance : l'objectif est d'éviter qu'une seule ligne n'épuise indûment les droits ouverts pour les autres bénéficiaires ou facturations sur la même période (voir notamment l'article 5). Les règles propres à la réserve créancier restent celles du stock annuel et du stock total décrites ci-dessus et à l'article 7.
Réserve créancier : anti-concentration entre bénéficiaires. Lorsque l'utilisateur dispose d'au moins deux bénéficiaires enregistrés et validés au titre du même service souscrit (Relayloc ou Relayfact), la mobilisation de la réserve créancier au profit d'un même bénéficiaire sur une même année contractuelle est plafonnée à soixante-dix pour cent (70 %) du montant mobilisable au titre de cette réserve pour ladite année (sans préjudice des plafonds globaux et annuels prévus aux alinéas précédents et à l'article 7). Lorsqu'un seul bénéficiaire validé est recensé pour ce service, ce plafond complémentaire par bénéficiaire ne s'applique pas. Les dossiers exceptionnels ou déséquilibrés peuvent être examinés au cas par cas par le service client dans les conditions déjà prévues au contrat.
La mise à disposition de la réserve créancier ne peut être demandée que par le créancier, dans les conditions détaillées à l'article 7. Cette réserve ne signifie pas qu'une somme est « garantie d'avance » ou due automatiquement : elle ne joue que dans les hypothèses et contrôles prévus au contrat.